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histoire des studios d´enregistrement à montréal
HISTORIQUE DE QUELQUES STUDIOS MONTRÉALAIS REPRÉSENTATIFS


Textes, recherches, numérisation, photographies, édition et entrevues réalisés par Christian Lewis


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Harrison Pond réglant les niveaux d'enregistrement dans son studio, 1938
Collections de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ), Fonds Conrad Poirier
Studios visités ou étudiés dans le cadre de cette enquête orale


Dans cette section, les invités parlent de leur studio et des studios marquants à Montréal. Chaque studio est issu d´un rêve : créer un environnement technique et humain, propice à inspirer des musiciens oeuvrant dans divers créneaux. Les studios qui perdurent ont su trouver leur voie, leur clientèle et leur son. Le renouvellement des acteurs est constant dans ce domaine. Pour un studio renommé, il y a des centaines de studios éphémères. Malgré tout, Montréal a attiré des milliers d´aventuriers qui ont tenté leur chance dans ce secteur au fil des ans.

Ces studios ont accueilli une variété étonnante d’artistes d’ici et d’ailleurs : grands noms du jazz, chanteurs de charme, cantatrices, groupes rock, musiciens country, ensembles de musique de chambre, orchestres symphoniques, chant choral… Tous les mouvements artistiques y sont passés.

Un reportage photo accompagne les commentaires sonores présentés ici. Le choix des studios se veut représentatif, mais il est loin d´être exhaustif. Lors d´une autre phase de rencontres, nous aurons éventuellement l´occasion de compléter ce panorama auquel manquent notamment les artisans d´aujourd´hui ou du passé des Studios La majeure, Victor, Sonographe, DMS, Saint-Charles, Économik, Divan vert, etc. Plusieurs professionnels indépendants manquent aussi à l´appel. Toutefois, la plupart des studios marquants sont évoqués. La documentation en ligne sur ce sujet étant rare, cette enquête orale vient enfin pallier à ce manque.

Nous remercions chaudement tous les participants qui nous ont ouvert leurs portes et donné accès à leurs archives.




LISTES

Pour obtenir une liste exhaustive des studios actifs en ce moment, nous vous suggérons de consulter les annuaires Qui fait quoi ou Muzik etc. Les quelques salles et studios marquants cités dans ces listes ont été commentés par les invités ou dans des ouvrages sur le sujet. Voir le menu des studios visités ou étudiés pour avoir accès à plus d´informations.


Studios marquants encore actifs ou récemment fermés

Anciens Studios marquants
Salles de concert ou églises avec une bonne acoustique

  • Cinar Studio Centre
  • Inter-Session Recording Studio à Chomedey
  • Le Tube
  • Listen Audio Productions
  • PGV Studio
  • Productions Modulations
  • Productions musicales Guy Saint-Onge à Saint-Calixte
  • Studio 2 de l’Office national du film
  • Studio 12 de Radio-Canada
  • Studio 270
  • Studio Ambiance opéré par A.R.P. Track Production à Sainte-Anne-des-Lacs
  • Studio de l´Institut Trebas à Montréal
  • Studio de l´Office national du film
  • Studio de l´Université McGill
  • Studio du collège MusiTechnic
  • Studio du Divan vert
  • Studio Économik
  • Studio Endel à Saint-Charles-sur-Richelieu
  • Studio Karisma
  • Studio La Majeure
  • Studio Marko
  • Studio Multisons
  • Studio Piccolo
  • Studio Saint-Urbain
  • Studio Victor
  • Salles de matriçage (mastering) London,  SNB et RSB

  • Ancien studio de Radio-Canada
  • Studio 6
  • Studio communautaire du collectif Ondes de choc
  • Studio DMS
  • Studio d´André Perry à Morin Heights et celui à Montréal (Son Québec)
  • Studio de Herbert Berliner
  • Studios de RCA Victor
  • Studio du Sonographe
  • Studio la Marguerite
  • Studio Layton
  • Studio Leonard
  • Studio Saint-Charles
  • Studio  Stereo Sound
  • Studio Son Soleil
  • Studio Tempo (acheté par Modulations pour la post-production sonore en audiovisuel)



  • Église de la Nativité à La Prairie (banlieue sud de Montréal)
  • Église de la Visitation
  • Église Saint-Alphonse Rodriguez au nord de Montréal
  • Église Saint-Augustin à Laval (banlieue nord de Montréal)
  • Église Saint-Eustache (banlieue nord de Montréal)
  • Églises Saint-Ferdinand à Laval (banlieue nord de Montréal)
  • Église Saint-Jean Baptiste
  • Église Saint-James
  • Salle Claude-Champagne
  • Salle Pierre-Mercure
  • Salle Pollack


Studios visités ou étudiés dans le cadre de cette enquête orale



Studio 2 de l’Office national du film



Historique du studio :


Description du studio 2 à l´ONF (1´04´´) – Jean-Pierre Joutel, enregistré en 2006

Dès 1949, on utilise à l´Office national du film du Canada (ONF) des magnétophones pour alléger le matériel lors des tournages. À l´ONF,  l´expérimentation de la synchronisation entre la caméra et le magnétophone dans les années 1950 mènera au cinéma direct un peu plus tard. Les microphones sans fil augmenteront l´autonomie. Une certaine tradition britannique, amenée par le fondateur John Grierson, est présente dans les premières années de l´ONF, notamment dans les secteurs techniques. Le studio 2 de l´ONF est construit en 1957 sur un plancher flottant, pour une insonorisation complète. Le secteur français de l’ONF a développé une approche du son davantage orientée vers l´authenticité plutôt que vers la recherche d´effets.

Conception d´un studio flottant à l´ONF (45´´) – Jackie Newell et Jean-Pierre Joutel, enregistré en 2006

En 1967, le projet Labyrinthes du pavillon de l´Office national du film, lors de l'exposition universelle à Montréal, propose des conceptions acoustiques innovatrices. Une certaine ambiophonie à l´origine du procédé IMAX, avec une projection sur des écrans atypiques, est réalisée à partir d´un mixage stéréophonique.  Il était encore courant de mixer en mono à l´époque. L´enregistrement multipiste est arrivé dès les années 1950 dans le monde du cinéma, à Montréal et ailleurs. On utilise déjà 8 à 10 pistes en 1968.

Configuration limitée des consoles analogiques à l´ONF à la fin des années 1960 (1´41´´) – Jean-Pierre Joutel, enregistré en 2006

Technique de mixage du temps des magnétophones à ruban à l´ONF (1´03´´) – Jean-Pierre Joutel, enregistré en 2006

Fragilité de la synchronisation avant l´ère numérique et utilisation du multipiste dans le monde du cinéma avant les studios de musique
(1´35´´) – Jean-Pierre Joutel, enregistré en 2006

En 1976, la recherche de l'autonomie entre la caméra et le magnétophone pour la réalisation des films exigée par le cinéma direct à l´Office national du film du Canada a amené l'invention d´un prototype du time code par l´équipe technique de l'ONF. Ce procédé de synchronisation du son à l´image, fort utile dans les studios de post-synchronisation, a été utilisé pour le tournage du film officiel des jeux olympiques de Montréal.

Le studio 2 dispose actuellement d´une console Solid State Logic (SSL) entièrement automatisée de grande valeur, permettant d´enregistrer sur 200 pistes et de rappeler les étapes précédentes à tout moment. Des commandes permettent de mixer n´importe quel son isolé et de le spatialiser avec précision dans la diffusion 5.1.

Nouvelle console SSL numérique à l´ONF (54´´) – Jean-Pierre Joutel, enregistré en 2006

Console avec près de 200 pistes permettant de rappeler des étapes précédentes à l´ONF (1´27´´) – Jean-Pierre Joutel, enregistré en 2006

Collaborateurs :

À la prise de son, Jos Champagne est un pionnier qui a inspiré plusieurs professionnels du son, dont Marcel Carrière, Esther Auger, Serge Beauchemin, Claude Beaugrand et Claude Hazanavicius.

Au mixage, Michel Descombes, ingénieur du son devenu mixeur, a longtemps œuvré au studio, ainsi que Louis Hone. Descombes a été formé chez RCA au milieu des années 1960.  Il deviendra un des mixeurs de film parmi les plus respectés à l´ONF, avec Jean-Pierre Joutel.

Des musiciens invités ou en résidence à l´ONF ont beaucoup expérimenté, notamment Alain Clavier et Yves Daoust de l´atelier de création sonore, et les doyens Maurice Blackburn, Eldon Rathburn et Normand Roger.



Studio 6


Studio six avec un 16 pistes et renommée du technicien Quentin Meek (1´50´´) - Gilles Valiquette, enregistré en 2006

Le studio 6 est un des bons studios des années 1970. Il dispose d´une console Neve. Dès 1970, ce lieu offre à sa clientèle un magnétophone huit pistes. Quelques bons techniciens ont fait leur classe à cet endroit, dont Ian Terry et Nelson Vipond. Fondé par l´américain Chuck Grey, le studio a élu domicile au 1180 rue Saint-Antoine et au coin de McGill College et Sainte-Catherine. Proposant d´abord à la fin des années 1960 un équipement peu sophistiqué, le propriétaire a investi pour acquérir une bonne console et un magnétophone 16 pistes. C´était un excellent technicien mais avec un intérêt moins prononcé pour la réalisation musicale. Il s´est spécialisé en dessin technique d´équipement de studio et travaille maintenant pour le studio mobile de Guy Charbonneau à Los Angles. Quentin Meek, son partenaire, possède des qualités de technicien et de réalisateur. Les Séguin, Gilles Valiquette, Jacques Michel, Octobre et Harmonium profiteront de son savoir-faire. Valiquette notamment prend un soin particulier à faire sonner ses enregistrements avec la même énergie rock que les productions anglo-saxonnes. Des essais de compressions et de relations des plans sonores sont faits en studio pour simuler les paramètres de diffusion de stations radiophoniques rock tel que CHOM. L´album n´est plus pensé en fonction d´une compilation de succès, mais selon des concepts sonores, artistiques et graphiques qui font un tout. C´est l´âge d´or du 33 tours.


Studio 12 de Radio-Canada (et anciens studios)


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Studio et régie de Radio-Canada, 1976

Modification des studios à Radio-Canada et intégration d´une acoustique variable (1´15´´) – Alain Chénier, enregistré en 2006


Depuis les années 1960, le secteur français de Radio-Canada développe un service d´enregistrement sonore avec des installations et des équipements plus professionnels. Avant ces années, les enregistrements étaient faits davantage dans un esprit de reportage. Les premiers disques de Radio-Canada International  sont enregistrés à Toronto. Toutefois, Radio-Canada a beaucoup appuyé les réalisations de Select.

Avant les années 1970, des studios plus modestes ont été aménagés pour la musique, mais davantage dans un but de diffusion pour la radio (
sur le boulevard René-Lévesque, près de  l´hôtel Sheraton) et la télévision (à la Cité du Havre). Le réalisateur André Clerk a contribué à former plusieurs preneurs de son à Radio-Canada, dont Jean-Pierre Loiselle. Une expertise en enregistrement en direct sur les lieux des concerts et en studio s´est développée.

Un des des pionniers de l'enregistrement de la musique classique au Québec est sans aucun doute Gilles Poirier, qui a travaillé à Radio-Canada et a monté un catalogue inédit à partir de 1978 (Société Nouvelle d'Enregistrement). Il a enseigné la prise de son au collège du Vieux-Montréal dès la naissance des cégeps vers 1968. Les étudiants avaient accès aux équipements et studios de Radio-Canada à la Cité du Havre, dont un magnétophone huit pistes. 


Le studio 12 original a été construit en 1973 en même temps que la tour de Radio-Canada à l´est du centre-ville de Montréal. En 1997, le studio a été fermé pendant 18 mois pour des rénovations majeures. Avant les rénovations du studio 12, un autre studio, le studio 13, a servi à l´enregistrement de la musique populaire qui requiert une acoustique neutre. Ce grand studio a bénéficié d´un investissement de 2.5 millions de dollars. Il est doté d´une acoustique avec des panneaux à positions variables (modifiant la réverbération de 0.5  à 1.7 seconde) et de murs irréguliers éliminant les foyers de réflexions des hautes fréquences. Le nouveau studio 12 a gagné en polyvalence, permettant d´enregistrer aussi bien un soliste qu´un orchestre symphonique. La console analogique et partiellement numérique de ce studio est une Amek 9098 dessinée par Rupert Neve. Radio-Canada dispose d´un choix impressionnant de microphones acquis au fil des ans, dont certains microphones à ruban des années 1950 particulièrement rares.

Acoustique du studio 12 de Radio-Canada (1´00´´) – Jean-Pierre Loiselle, enregistré en 2006

Description de la console Amek à Radio-Canada (1´12´´) – Jean-Pierre Loiselle, enregistré en 2006

Conservation des micros à ruban à Radio-Canada (1´07´´) – Jean-Pierre Loiselle, enregistré en 2006




Studio 270


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Studio 270, 2006


Évolution du studio 270 (1´45´´) –Robert Langlois, enregistré en 2006


Console analogique conçue par un agent secret utilisée à la BBC et au studio 270 (2´00´´) – Robert Langlois, enregistré en 2006



Robert Langlois fonde le studio 270 en 1986, dans un sous-sol à Outremont. D´abord fréquenté par des artistes de musique actuelle, ce studio acquiert une réputation enviable auprès des musiciens privilégiant une démarche expérimentale. Ce genre de studio offre une alternative moins coûteuse, laissant aux musiciens le temps et l´occasion d´explorer. Les techniciens doivent faire preuve d´ingéniosité. Depuis le déménagement du studio dans un local plus spacieux sur le Plateau Mont-Royal, ce créneau se développe et attire les artisans de la musique alternative populaire et du jazz. L´acoustique soignée, l´heureux mélange d´équipement analogique et numérique, et l´expérience de Robert Langlois et de Bernard Grenon confèrent une personnalité particulière à ce studio.


Combinaison du monde analogique et numérique (1´45´´) – Bernard Grenon et Robert Langlois, enregistré en 2006





Studio communautaire du collectif Ondes de choc
et
Studio du Sonographe


Entre 1975 et 1990, des regroupements de musiciens tels que Conventum, Ambiances magnétiques, le Sonographe (branche du Vidéographe) et Lunatic Asylum / Ondes de choc ont uni leurs forces afin de démocratiser l´accès aux studios et d´enregistrer des musiques plus spécialisées. Certains, tels Lunatic Asylum et le Sonographe, fonctionnent à la manière d'un studio communautaire, enregistrant des artistes émergents de la scène alternative, dont Michel Faubert, Marie Savard et Camel Clutch. Le catalogue du Sonographe contient des oeuvres de musique traditionnelle, de contes, de poésies, de chanson et de jazz. Le réseau de distribution des productions de ces studios étant alternatif, le format cassette est privilégié.

Ce phénomène a vu le jour en musique alternative et en musique actuelle. La philosophie du «Do It Yourself» a influencé l'avènement de l'autoproduction, de l'enregistrement à la mise en marché.

À Montréal, cette attitude de responsabilisation du milieu de la musique alternative a d'abord été adoptée dans le milieu anglophone, en 1976 environ, puis cinq ans plus tard dans le milieu francophone. Le matériel d'occasion plus abordable, favorise l´émergence de plusieurs studios indépendants  ainsi qu´une bonne accessibilité des studios.


Cette attitude de responsabilisation du milieu de la musique alternative a été adoptée à Montréal d'abord dans le milieu anglophone en 1976 environ, puis 5 ans plus tard dans le milieu francophone. Le matériel d'occasion étant plus abordable, cela favorise l´émergence de plusieurs studios indépendants à Montréal ainsi qu´une bonne accessibilité des studios.


Historique des magnétophones multipistes abordables pour les studios indépendants (1´53´´) – Robert Langlois, enregistré en 2006

Le fonds relatant des activités de production de l'atelier de création sonore du Vidéographe, appelé le Sonographe, est conservé à la Phonothèque québécoise.  Jean-Jacques Leduc, cinéaste et membre fondateur du Sonographe,  a agi à titre de preneur de son.  Cet atelier, qui fait figure de précurseur, a été en opération dans les années 1970 et 1980.



Studio d´André Perry à Morin Heights et celui à Montréal (Son Québec)


Début fulgurant d´André Perry et première mondiale
(1´20´´) – Ian Terry, enregistré en 2006

Studio d´André Perry à Brossard et description de sa première console (2´12´´) – David P. Leonard, enregistré en 2006


Historique des studios d´André Perry :

Au début des années 1970, André Perry, délaissant son sous-sol de banlieue à Brossard,  inaugure le studio Son Québec (parfois appelé l´Église) dans une église près du carré Amherst. En 1970, à Brossard, il dispose déjà d´un magnétophone 16 pistes, utilisé pour enregistrer le groupe canadien The Bells. Il a travaillé brièvement pour RCA en début de carrière. Son approche est plus systématique que celle de la concurrence, privilégiant une console de grande qualité. Lui-même batteur de jazz, il comprend bien les besoins des musiciens. Homme d´affaires avisé, persuasif et animé, brillant gestionnaire et visionnaire, il a réussi à bâtir un petit empire, grâce à la publicité et à la notoriété que lui apporte l´enregistrement qu´il fait avec John Lennon, lors du bed-in avec Yoko Ono en 1969 à Montréal. Selon une entrevue accordée à la revue Beatlology Magazine (par Andrew Croft) en 2001, Perry raconte qu´il a utilisé pour cette session un simple magnétophone Ampex  quatre pistes loué chez RCA, avec quatre microphones. Son propre équipement était utilisé à la Place des arts pour l´opéra rock Tommy. Un magnétophone huit pistes a toutefois été utilisé en post-production.

Habitant au-dessus de son studio, il voit à tout. Omniprésent dans toutes les étapes de production, il engage les meilleurs techniciens, assurant un contrôle serré de la qualité. L´aide de sa conjointe, Yael Brandeis, a été déterminante. Il a établi des normes de niveau international, ce qui a inspiré les grands studios montréalais, dont Tempo, Piccolo, Marko, Victor et plusieurs autres. En quelques années d´opération, il a acquis des équipements de studio qui non seulement rivalisent avec ceux utilisés chez la multinationale RCA, mais devancent tous les compétiteurs. C´est le premier studio au monde à disposer, à partir de 1972, de deux magnétophones 16 pistes synchronisés à partir d´un contrôleur. Deux pistes étant réservées à la synchronisation, les musiciens disposent ainsi de 30 pistes.

En 1970, la parution de l´album Jaune de Jean-Pierre Ferland marque un tournant dans l’histoire de la chanson au Québec, par la qualité des arrangements et de la production artistique. Galvanisé par les Beatles et Robert Charlebois, le chansonnier s´entoure du musicien Michel Robidoux et du réalisateur André Perry pour concocter un album-concept. Premier disque au Québec à avoir été fait av